samedi , 19 janvier 2019

Les Appdays 2013, l’event des développeurs d’applis mobile

Il y a désormais beaucoup d’événements consacrés au digital et même certains spécialisés sur le mobile depuis quelques années comme le Buzzness et le Mobile 2.0. Pour autant, il manquait un événement dédié aux développeurs d’apps, un endroit où échanger de manière concrète sur des problématiques opérationnelles, rencontrer des experts du design de logo, de la monétisation, de l’acquisition… C’est le pari que vient de réussir Serge Roukine pour la 2ème année consécutive avec l’organisation des Appdays et qui a réunit cette année environ 400 personnes. J’ai eu le plaisir d’y participer et suis ravi de vous rapporter ici un peu de cet événement important de l’éco-système mobile.

serge-roukinelogoTout d’abord un mot sur l’organisateur qui n’est pas un inconnu dans le digital. Serge Roukine est surtout un professionnel de notre secteur et pas un organisateur d’événements professionnels qui aurait trouvé une niche, motivé par le seul aspect pécunier de vous faire payer un ticket d’entrée. Il a tout d’abord co-fondé les sites codeur.com et graphiste.com, des places de marché dédiées aux freelances. Il a également publié 2 livres intéressants, Réussir son marketing web co-écrit avec Pierre Chappaz et Améliorer ses taux de conversions web. Et enfin, il est prof de marketing digital dans plusieurs formations, dont le MBAMCI que j’ai moi-même suivi. Les présentations étant faites, voici quelques morceaux choisis de ces 2 jours passés au cœur de la communauté des développeurs d’apps mobile.

Day 1

La conférence commence avec une keynote d’Eric Bergaglia qui nous présente le store d’Amazon et met en avant plusieurs développeurs d’applis ayant lancés leurs apps sur ce Store. Julien Nicault, fondateur et CEO de Cinémur ainsi que Grégoire Mercier de Mobinlife nous expliquent alors la facilité de portage, de soumission, le soutien de l’équipe locale d’Amazon et les opportunités business de la plateforme.

Charles Christory - Fondateur et CEO d'Addictiz
Charles Christory – Fondateur et CEO d’Addictiz

Charles Christory monte ensuite sur la scène, il est fondateur d’Addictiz, un des studios français ayant connu le plus de succès avec son titre phare Paf le chien. Il nous fait part de bonnes pratiques en termes d’intégration de fonctionnalités sociales, comme le Facebook Graph Stories au sein d’un jeu. Comment animer sa communauté avec des messages décalés comme lors d’Halloween, comment incentiver ses utilisateurs au sign-up avec Facebook connect, comment booster la viralité de ses posts. Ceci étant dit, Charles a rappelé qu’Addictiz a réussi sur le mobile notamment parcequ’ils avaient réussi sur Facebook, ce qui leur a permis d’exploiter en profondeur les possibilités offertes par Facebook pour le mobile. Romain Goyet, co-fondateur d’Applidium présente à l’audience sa vision du test d’applis. Faut-il automatiser ou bien préférer des tests manuels? Dans quels cas l’automatisation est-elle plus efficace? C’est ensuite au tour de Marc Lebel, fondateur de Food reporter et de Ouicab de prendre la parole afin d’évoquer l’épineux sujet des mises à jour d’applications. Comment éviter de faire des mises à jour à tout bout de champ. Il faut 6 jours sur iOS, 3 jours pour Windows et moins d’une journée sur Android, le délai dépend notamment si la plateforme contrôle l’app soumise apriori ou a posteriori, Marc donne ce lien intéressant à ce sujet. L’exemple pris est la mise à jour d’un taux de TVA, en effet s’il fallait mettre à jour son app pour chaque petit détail comme une faute d’orthographe ou un changement de conditions d’utilisations, ce serait plutôt handicapant. Il recommande donc d’éditer les textes de son app côté serveur et d’utiliser des web views pour les pages entières statiques comme les CGU, about, jobs ou bien les pages support. Un des fondateurs du studio 1Button monte ensuite sur scène, Jérémie Francone afin d’évoquer les tendances en terme de design d’app. Il montre des comparatifs entre iOS6 et iOS7 assez intéressants sur les SMS et d’autres applis de base d’Apple. On apprend en effet que le skeuomorphisme améliore l’affordance. Cette notion représente le fait de représenter un élément d’interface informatique en reproduisant un objet physique bien connu. Un exemple connu est le Passbook d’Apple qui reproduit un portefeuille, jusque dans la texture du cuir. Mais en effet, la course à l’hyper-réalisme est arrivé à son terme et nous sommes désormais dans l’ère du flat design. Le flat design est donc un minimalisme extrême, on enlève les ombres, les contours, on est dans le less is more. iOS7 nous a tous surpris car en plein dans cette tendance où l’on enlève de la richesse visuelle pour aller vers des interfaces plus épurées. Jean-Baptiste Hironde, CEO d’Edjing, app de Djing nous relate ensuite son parcours du combattant pour réaliser son projet de démocratisation du DJing. L’appli a été téléchargée plus de 10M de fois toutes plateformes confondues, à 90% hors de france. L’histoire se termine bien puisque la start-up vient de lever $2,5M (source Figaro). La pause déjeuner et des conversations passionnantes m’ont fait rater l’intervention de Microsoft sur la réalisation de jeu cross-plateforme. C’est un annonceur de choix qui a pris la parole ensuite en la personne du Directeur du digital de McDo France, Jean-Nöel Pénichon.

Jean-Nöel Pénichon - Directeur digital McDonalds France
Jean-Nöel Pénichon – Directeur digital McDonalds France

McDonalds lance en France la fonctionnalité de commande à distance à partir de son site web et de ses apps mobile. Ils souhaitent transformer chaque smartphone en borne de commande…M.Pénichon partage des chiffres intéressants, 1 client sur 4 commande désormais via les bornes de commande en magasins et ce serait déjà 50% du CA digital qui serait fait sur le mobile pour Mcdo, dont 25% par Paypal. Le lancement officiel aura lieu le 12 novembre et fait suite à plus d’un an et demi de tests sur 80 restaurants en France. On peut régler par CB ou Paypal mais l’utilisateur n’est débité qu’au retrait de sa commande, qui se fait d’ailleurs en présentant un QR code. Qu’une enseigne de ce poids économique et d’une telle notoriété passe au m-commerce et généralise le QR code ne peut être qu’une bonne nouvelle pour tout l’éco-système.

Yann Lechelle, co-fondateur et CTO d’Appsfire, prend ensuite le micro pour présenter les grands principes et les acronymes de l’acquisition sur le mobile. L’idée principale est de comprendre la notion d’eCPI afin d’avoir un dénominateur commun pour comparer des campagnes achetées sur des modèles différents, CPM, CPC, CPL ou CPI. Une autre idée importante à avoir en tête quand on fait de l’acquisition d’utilisateurs d’apps est le facteur de viralité. Il s’agit d’avoir un facteur supérieur à 1, permettant d’avoir une acquisition organique pour chaque acquisition achetée. C’est le fameux cercle vertueux du ranking dans l’Apple store, plus vous achetez d’installations plus vous montez mécaniquement dans le ranking et plus de nouveaux utilisateurs, non achetés eux, sont exposés à votre app et peuvent la télécharger de manière naturelle.

Yann Lechelle - co-fondateur d'Appsfire
Yann Lechelle – co-fondateur d’Appsfire

J’ai ensuite eu plaisir à écouter la success story de Sparrow, racontée par son fondateur Hoa V. Dinh. Si vous n’avez pas entendu parlé de ce projet, c’est une application mail pour Mac et iOS qui est parfaitement adaptée notamment pour les comptes Gmail. La start-up a été racheté en juillet 2012 par Google pour un peu moins de $25M, les équipes font désormais partie de l’équipe de développement de Gmail. (source : Le Monde). Le co-fondateur de VDM, Guillaume Passaglia, prend la suite pour nous parler d’un sujet qui intéresse tout développeur ou éditeur d’applications : la monétisation. Il nous a relaté l’évolution de sa stratégie de monétisation, avec une simple intégration d’Admob au début, puis en passant plutôt par une régie en exclusivité, puis un split entre sa régie exclusive et des adnetworks, puis enfin en montant sa propre régie afin d’établir des relations directes avec les annonceurs. Il utilise l’outil de Swelen pour son audience française lui permettant d’avoir les 3 canaux : une marketplace gérée par Swelen, faire de la médiation d’adnetwork et de gérer ses ventes directes. Si vous n’arrivez pas à lire les chiffres présents sur la photo ci-dessous, c’est 0,06€ CPM sur iOS et 0,07€ sur Android, et environ 2,3€ pour l’interstitiel. Autre point intéressant, quand la société a décidé de lancer son app, ils ont mis en concurrence plusieurs studios et ont sélectionné l’app qui réussissait le mieux dans les stores. Par conséquence, Guillaume déclare qu’il a les développeurs les mieux payés au monde puisqu’ils sont rémunérés au rev share. Ils ont réalisé 22M de téléchargements de part le monde, c’est encore aujourd’hui 10 000 téléchargements par jour…naturels, sans promotion. A noter que dans les challenges de l’internationalisation, il y a la traduction du nom de l’app. Il leur a fallu 3 essais avant de trouver le bon nom qui a fait mouche, comme quoi il faut savoir essuyer des échecs et persévérer. Autre anecdote, VDM s’est lancé le défi de vendre son contenu pourtant gratuit, sous forme de livre. Vendre quelque chose disponible gratuitement sur internet est un challenge rare dont beaucoup rêvent. Et bien, ils ont vendu 100 000 livres la première année et ont publié 30 livres au total. Enfin, pour revenir sur la publicité, VDM a créé sa propre régie appelée DEKALE qui regroupe des projets comme Se Coucher Moins Bete, Danston chat, Normanfit des vidéos, Betaséries. Pour conclure, il résume en recommandant de mettre les SDK et non de passer par les API des régies et de challenger les régies premium.

Guillaume Passaglia - co-fondateur de VDM
Guillaume Passaglia – co-fondateur de VDM

Day 2

Le début matinal des conférences m’a fait rater l’intervention de Philippe Bournhonesque d’IBM. J’arrive donc alors que Renaud Menerat, le Président de la MMA France (Marketing Mobile Association) est au micro. Comme à son habitude Renaud présente une vue globale du marché mobile avec une grande pertinence et un recul appréciable. Il évoque plusieurs apps en particulier, celle d’Expedia, de BNP Paribas et d’Interflora afin de mettre en avant l’importance d’adapter la marque à la mobilité.

Renaud Menerat - Président de la MMA France et de UserADgent
Renaud Menerat – Président de la MMA France et de UserADgent

La table ronde qui suit, animée avec enthousiasme par Anicet Mbida de Clubic, réunit Renaud Menerat de la MMA et de UserADgent, Simon Dawlat (AppGratis), Philippe Rocheteau (SCMB) et Guillaume Sampic (Yazino). Jérome Stioui CEO d’Ad4screen initialement prévu n’ayant finalement pas pu être présent.

 

Table ronde sur le futur des apps avec Simon Dawlat, Renaud Menerat, P Rocheteau et Guillaume Sampic - Appdays 2013
Table ronde sur le futur des apps avec Simon Dawlat, Renaud Menerat, P Rocheteau et Guillaume Sampic

La discussion a balayé bon nombre de sujets comme la mise en avant au sein des stores d’applications, les coûts d’acquisitions, l’ASO, la maîtrise du délai de soumission, le débat entre appli gratuite ou payante…Toutes les questions que se pose tout développeur d’applis en somme. A retenir, l’éternel conseil d’être certain d’avoir entre les mains une bonne appli avant de lancer tout plan de communication et de préférer utiliser ses assets offline ou initiaux comme une base emails, du CRM classique, utiliser ses points de ventes si vous en avez, avant de dépenser un centime en acquisition payante. Pour la mise en avant par les stores, elle est incontrôlable, comme l’explique Philippe Rocheteau de SCMB (Se Coucher Moins Bête). Autre point intéressant, certaines applis sont faites pour être payantes, il ne faut donc pas forcément céder à la mode du freemium parce que c’est la tendance et que tout le monde le fait. Le gratuit, c’est le marché du service, le payant, c’est un autre marché, celui du logiciel. Simon a également partagé un tips, si vous voulez être mis en avant par les stores, intégrer à votre app les dernières fonctionnalités qu’offre la plateforme en question. Exemple pour Google Play, n’hésitez pas à faire la part belle aux possibilités sociales de l’intégration Google+ et à optimiser votre app pour les tablettes Android, deux points que Google souhaite mettre en avant auprès de ses utilisateurs.

Une fois n’est pas coutume, le prochain speak évoque le design d’icônes d’applis. Sujet dont on connait l’importance pour l’ASO et espérer avoir des téléchargements organiques. C’est Julien Martin qui nous présente les bonnes pratiques, recommande des outils (Sketch, LiveView, Skala Preview)et des sources d’infos (Offscreen, Icon Handbook). Il présente notamment le travail de Louie Mantia, qui a réalisé les icônes des apps d’Adobe, iTunes, Starbucks ou World of Warcraft. C’est ensuite au tour de Matthieu Rouif de monter sur scène pour nous parler de HeyCrowd, un service de sondage. Il nous présente des chiffres sur l’usage du mobile, issus de sa base d’utilisateurs et rassure l’audience non sans une pointe d’humour que à la question posée « Préférez-vous le sexe ou votre smartphone? », la majorité réponde le sexe. On espère qu’il y a des choses que le smartphone ne détrônera pas! Par ailleurs, il partage l’idée toute simple que la mobilité n’est pas forcément ce que l’on croit. La mobilité n’est pas forcément consulter son smartphone en pleine descente de ski ou dans la rue, mais tout simplement dans son canapé chez soi. Matthieu souligne également que bon nombre de développeurs n’intègrent pas la notion de multi-tasking dans la conception de leur app. Voir sur le sujet les interventions de Clifford Nass.

C’est au tour de Google de monter sur scène, en la personne de Renaud de Saint Sernin, Mobile Partner Manager. Il est accompagné de Sebastien Sagols, VP Sales de Mobile Republic qui vient témoigner en tant que client des produits de monétisation mobile Google. Renaud nous présente les différents moyens de monétiser une application : faire payer le download, l’in-app purchase et bien sûr la publicité. Sur la publicité, il nous présente des chiffres intéressants sur la croissance du marché qui atteindra 28 milliards de dollars en 2017 (au niveau mondial bien sûr). Savoir que c’est un marché porteur est une chose, mais savoir ce qu’y recherchent les annonceurs afin de mieux y répondre est mieux. Les budgets se divisent donc en deux catégories : performance et branding, jusqu’ici on suit. Il nous présente ensuite les différents canaux de ventes, display direct et indirect et le search. Pour chaque levier, Google a un produit, c’est le sens de la slide ci-dessous : pour le direct l’adserver DFP (Double click for Publishers), pour l’indirect RTB Google Adx, pour l’indirect adnetworks Admob et enfin pour le search Google Adsense. A noter que Mobile Republic innove en utilisant Google for Search en mobile. C’est habituellement le produit qui permet d’intégrer des liens adwords aux résultats de son propre moteur de recherche, AOL par exemple a longtemps utilisé Google comme partenaire pour monétiser ses requêtes de Search, qui utilisait d’ailleurs également le moteur Google. Mobile Republic avec News Republic a un moteur sémantique qui permet de recommander tel ou tel article en fonction d’un nuage de mot. Ils ont travaillé en partenariat avec Google pour intégrer des annonceurs adaptés en fonction des mots clés que tapent les utilisateurs de l’appli.

Appdays 2013 - Renaud de Saint Sernin Google
Appdays 2013 – Renaud de Saint Sernin Google

 

Benjamin Faure, le CMO de Scimob vient ensuite nous parler de l’internationalisation, un enjeu que beaucoup de développeurs rencontrent dans le développement de leur start-up. Pour rappel et pour ceux qui ne connaissent pas, Scimob fait partie des succès français dans le développement d’apps avec le hit 94secondes (12M de téléchargements), a développé Akinator, Secouchermoinsbête et d’autres encore. Il rappelle qu’il y a environ 25M de smartphone en France versus 1 milliard dans le monde, se limiter à la France n’est donc pas possible pour un développeur. Idem pour les US avec 365M d’Anglais natifs, c’est uniquement 5% de la population mondiale. L’app store est dans 150 pays, Google Play dans 190 et Amazon 200. Quelle stratégie adopter pour localiser son app : Logiciel de traduction, passer par une agence, le faire en interne, autant de questions qui se posent. ndlr : si vous avez vu l’émission LeTube de ce week-end qui a fait un reportage sur le fameux site Buzzfeed, ils ont découvert que le site traduisait ses articles via une start-up éditant une plateforme d’apprentissage des langues basée à Pittsburgh. C’est-à-dire que ce sont des étudiants qui utilisent comme des exercices les besoins en traduction de Buzzfed…coût 0€! A voir bien sûr la qualité derrière…

Enfin, Tristan Nitot de Mozilla Europe est venu nous parler HTML5 et Firefox OS. Qui a besoin d’une 3ème plateforme? ; nous assène-t-il en parlant du challenger Windows.

Le Web est la plateforme universelle pour smartphone.

Mais surtout, il rappelle que toute l’évolution du web a été de sortir des applications sur des OS propriétaires en passant sur des services web-based, c’est-à-dire consommables dans un navigateur. Mozilla a décidé de lancer son propre OS, sur une base Linux en ajoutant Gecko, son moteur, et avec une marketplace regroupant des apps HTML5, donc universelles. Un smartphone équipé d’un tel OS peut coûter aussi peu cher que 69€, comme celui proposé par Telefonica en Italie. 6 constructeurs sont aujourd’hui partenaires ainsi que 18 opérateurs…sauf les opérateurs français. Ces smartphones ciblent clairement les prochains 2 milliards d’internautes / mobinautes qui arriveront dans les 5 ans à venir en sautant la case PC et en remplaçant leurs features phone actuel en smartphone d’entrée de gamme. Je n’ai malheureusement pas pu assister ensuite aux interventions de Grégoire Mercier de Mobinlife sur la monétisation et d’Antonin Cohen d’HotelTonight sur le growth hacking.

Pour conclure, j’ai passé un très bon event, rencontré beaucoup de gens passionnés par leur métier de développeur d’applis et assister à des présentations pertinentes. Je recommande à tous ceux qui évoluent dans les apps et le mobile à faire le déplacement et l’investissement l’année prochaine pour la 3ème édition des Appdays.

Vincent Tessier

@vincenttessier

A propos de Vincent Tessier

Vincent Tessier
VP Demand Partnerships chez adsquare, Audience Management Platform pour mobile. Diplômé de l'ISC Paris et du MBA MCI de l'ILV. Co-fondateur des afterworks MobileDrinks.fr et co-organisateur des conférences AppDays 2015.

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