samedi , 19 janvier 2019

Interview Julien Geffriaud, Country manager Zoosk

J’ai le plaisir de vous proposer l’interview de Julien Geffriaud qui est Senior Country manager chez Zoosk. Zoosk est un des plus gros services de rencontres et est très actif notamment en France. Vous les avez peut-être vu dans votre flux Facebook, en tout cas moi oui et c’est comme cela que j’ai eu envie de savoir qui se cachait derrière ces campagnes, quel responsable acquisition ou country manager pilotait ces campagnes, et bien je l’ai trouvé et j’ai eu l’occasion d’échanger avec lui sur sa stratégie et sa vision de l’acquisition sur le mobile, c’est ce que je vous propose aujourd’hui.

Julien Geffriaud - ZOOSKBonjour Julien, peux-tu nous présenter ton parcours et comment t’es tu retrouvé au cœur de l’industrie digitale à la Silicon Valley ?

Après un master en Entreprenariat et E-Business, ma carrière a commencé au sein de Webformance (Maintenant appelé Performics, au sein du groupe Publicitas) en tant que chef de projet Référencement. Je m’occupais d’un très large portefeuille de clients PME, et me suis rapidement intéressé au SEM. J’ai ensuite lancé l’activité au sein de la boite pour renforcer l’offre Grands Comptes.

A l’époque, je souhaitais repartir à l’étranger (J’avais fait un an d’études à Dublin) et c’est à ce moment que Microsoft m’a contacté pour un job d’account manager à Dublin pour leur offre de Liens Sponsorisés. Après deux ans, ce job m’a amené à Seattle (Maison Mère) ou j’ai étendu mes responsabilités au Display pour des clients Canadiens et Américains. Pendant mon séjour dans le « Pacific North West », j’ai fait beaucoup de visites à San Francisco, et ai commencé à considérer un nouveau déménagement. De plus, j’avais besoin de revenir à un environnement Startup, plus flexible, ou on se sent plus utile et ou on peut « get things done ». Zoosk m’a ensuite contacté pour un job de country manager, et j’ai sauté sur l’occasion…

Tu es aujourd’hui country manager France, Canada et Autres pour Zoosk, un site de rencontre en ligne web et mobile, peux-tu nous présenter ta société et la particularité de son offre et son business model ?

Zoosk a été créé il y a 5 ans. Au départ, c’était simplement une app sur Facebook ou des photos de profil des célibataires de la région apparaissaient et on choisissait  ou  . Si deux personnes indiquaient un intérêt réciproque, elles pouvaient alors communiquer par messages sur Facebook. Cela a permis à Zoosk d’acquérir beaucoup d’utilisateurs très rapidement au démarrage. Depuis, Zoosk est devenu un site complet, avec l’appli de rencontre no1 sur Smartphones et Tablettes dans le monde et une technologie innovante, le Matchmaking comportemental. Notre business model est le même que Meetic, sauf qu’au lieu de se concentrer sur du déclaratif, (questionnaires identiques pour tout le monde, sans fin), notre système fonctionne plus comme Amazon et propose aux utilisateurs des profils basés sur leurs interactions sur le site. Comme cela, la mise en relation est plus pertinente parce qu’on se base sur le comportement des utilisateurs au lieu de leurs réponses à des questions.

Zoosk a été très actif sur le format mobile app install de Facebook en France, quel a été le role de ce format dans ta stratégie d’acquisition d’utilisateurs de ton app ?

Facebook nous a permis d’élargir notre couverture de cible, tout en améliorant notre performance…

Jusque-là, les campagnes que nous faisions en app install étaient limités car le volume est très segmenté, le ciblage inexistant et je n’ai que 2 bras 😛 . Avec Facebook, nous avons eu la possibilité de cibler les célibataires uniquement (ce qui améliore beaucoup la performance) et de couvrir une très large audience avec une seule campagne. Le monde qui nous entoure est de plus en plus mobile, et notre stratégie était que nos investissements reflètent cette réalité. En 2013, nous avons énormément augmenté la portion du mobile dans nos investissements dans ce but.

Quelles différences d’usages entre web et mobile constates-tu entre les différents marchés dont tu t’occupes ?

Les usages sont similaires, avec des taux de pénétrations des smartphones et tablettes qui varient, mais les coûts d’acquisition sont différents d’un pays à l’autre. Les coûts d’acquisition mobile suivent néanmoins les mêmes variations que les coûts web d’un marché à l’autre.

Généralement, le coût d’acquisition sur Android est inférieur à celui d’iPhone, mais les utilisateurs d’iPhone monétisent mieux.

Quel est ton avis sur les boosters d’apps, comme Appgratis, Surikate, Freeappaday ?

Les Boosters d’app peuvent être de très bonnes solutions pour les appli gratuites. Ces Boosters impactent le classement dur les app stores, et pour les appli dont la majorité de l’acquisition est organique et sans barrière de payement, cela a un effet exponentiel. Je sais que les gens comme King.com (Candy Crush) dépensent énormément sur ces canaux. Dans le cas d’une appli payante, nous recherchons plus des utilisateurs qui seront prêts à payer pour leur abonnement par la suite. Un téléchargement « incentivé » est moins quali, et donc moins intéressant pour nous. Nous sommes néanmoins en train de tester une nouvelle approche pour monétiser ce trafic, je vous tiendrais au courant de nos avancements.

Quelle différence constates-tu entre tes marchés sur les coûts d’acquisitions d’utilisateurs et leurs LTV ?

On voit de grandes différences… Au Canada, en Australie, les coûts d’acquisitions sont exorbitants, mais la LTV est bien plus élevée, et ces pays cartonnent au final. Quant à la vieille Europe, les coûts d’acquisitions varient entre le nord et le sud… C’est moins cher d’acquérir un utilisateur méditerranéen, mais ses poches sont souvent vides…

Peux-tu partager une astuce de parcours d’achat qui t’a aidé à améliorer ton taux de transformation in-app récemment ?

Je n’ai aucun contrôle sur les taux de transformation après installation de l’appli, du coup, je me concentre sur le trafic que j’achète. L’important pour moi, c’est de pouvoir optimiser. Les réseaux « semi-aveugles » qui ne me donnent pas de targetting ni de moyen d’exclusions de placements ne dont pas le poids comparé à des réseaux comme Facebook ou Millennial Media qui me permettent d’optimiser ma campagne au-delà de mon enchère.

Pour découvrir le service, voici le site de Zoosk, et pour télécharger l’application.

 

A propos de Vincent Tessier

Vincent Tessier
VP Demand Partnerships chez adsquare, Audience Management Platform pour mobile. Diplômé de l'ISC Paris et du MBA MCI de l'ILV. Co-fondateur des afterworks MobileDrinks.fr et co-organisateur des conférences AppDays 2015.

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