mercredi , 20 novembre 2019

Interview de Mark Wilcox, Business analyste chez VisionMobile

Il sort des études et des chiffres sur le mobile tous les jours, plus ou moins pertinents et de sources plus ou moins légitime. Parmi les sources fiables et souvent pertinentes, il y a VisionMobile, une société spécialisé dans la recherche et les études sur le mobile et le business des apps. VisionMobile sort régulièrement des études, et c’est le cas aujourd’hui avec la 7ème édition de « Developer Economics » cuvée Q3 2014. Cette étude interroge plus de 10 000 développeurs afin d’avoir leur feedbacks sur leurs plateformes développement préférée, leurs revenus, leurs outils et une analyse par régions.

VisionMobile logo

1/ Pouvez-vous présenter ce qu’est VisionMobile, votre mission, business model et ce que vous y faites?

VisionMobile est l’institut de recherche leader sur l’app economie, centré sur les tendances et les business models spécifique aux apps mobile. Les plateformes digitales et les développeurs construise notre futur, comment nous travaillons, communiquons et nous divertissons. VisionMobile dessine les contours de ce future et aidons les entreprises à le façonner. Notre business model réside dans la vente de rapport d’analyse, la création de rapport proposé gratuitement mais sponsorisés, organiser des workshops et réaliser des analyses sur mesures. Ma mission chez VisionMobile est de mener à bien notre étude Developer Economics, de mettre en place des études, d’analyser les données que nous récoltons et d’utiliser ma propre expérience en tant que développeurs pour en tirer des enseignements sur les tendances du marché.

2/ Quelle est le but de l’étude « Developer Economics »?

Cette étude se veut le centre de tout ce qui se rapporte à l’économie des app mobile, proposant des analyses basés sur des faits et un benchmark des outils utilisés par les développeurs. Ceci dans un but unique, aider la communauté des développeurs d’app a créer des app à succès ou mettre en place des stratégie mobiles pertinentes.

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3/ Comment avez-vous réussi à construire un panel de 10 000 répondants de 137 pays différents pour cette étude? Les rémunérez-vous?

Les répondants à l’étude obtiennent le droit de participer à une loterie proposant des lots comme les derniers smartphones et d’autres gadgets de ce type. Nous avons développé l’audience de cette étude depuis de nombreuses années désormais et avons crée un important réseau de partenaires qui font eux même la promotion de l’étude auprès de leur propre audience. Par ailleurs, beaucoup de développeurs nous font le feedback qu’en participant à l’enquête et en répondant à nos questions, ils en profitent pour s’informer de nouveaux outils, découvrent de nouvelles choses ou bien leur permet de voir leur propre business avec une vision nouvelle.

4/ Un des insight de l’étude est la concentration de la richesse, avec 50% des développeurs pour iOS et 64% pour Android qui vivent sous le « seuil de pauvreté des apps », cad moins de $500 par mois, est-ce pour autant surprenant?

Pas vraiment en effet. La plupart des apps sont essentiellement de type information ou entertainment. Le mode de distribution n’est pas très différent que celui de la musique enregistré ou de la vente de livre. Ce qui est plus surprenant par contre est que le marché de l’app grand public continue d’attirer de nouveaux développeurs tous les jours, malgré cela. Encore une fois, je m’étonne également toujours du nombre de personnes jouant à la loterie nationale…

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5/ Les apps sont en train de battre les navigateurs web, seulement 15% des développeurs ciblent les navigateurs et c’est en déclin, comment explique-t-on que le HTML5 a échoué?

La technology web est en perpétuelle jeu de cache cache avec les languages natifs sur les device mobile. Les API native continuent d’évoluer sans cesse alors que les standard web eux sont plus lents à évoluer. Si les innovations mobiles stagnaient le HTML5 aurait une chance mais le comportement des utilisateurs est sans appels, ils préfèrent les apps que rechercher un site web, donc je pense que nous nous dirigeons plutôt vers des apps hybrides que vers un retour vers les navigateurs.

6/ L’étude met en avant le dynamisme du secteur des apps à destinations des entreprises, est-ce vraiment une tendance nouvelle?

Les entreprises ont toujours payer leurs softwaer plus chère, mais elles commencent à peine à adopter les terminaux mobiles et les services mobiles de manière sérieuse que maintenant. La croissance à venir est très importante.

7/ Les jeux représente 80% des revenus des app stores alors que les développeurs de jeux ne représentent que 33% de a communauté, est-ce à dire que les autres app sont plus complexes à monétiser?

Non, le nombre de jeux réalisant ces 80% de revenus des stores est très faible. La plupart des développeurs de jeux en font guère mieux que les autres développeurs. Les app BtoC ne sont pas vraiment le meilleur pari à faire pour quelqu’un qui n’est pas déjà bien établit dans les app stores, jeux ou non jeux. Ceci étant, il est possible de monétiser des apps autres que des jeux et même de construire un business décent en ciblant la bonne niche.

8/ Un chiffre m’a beaucoup surpris, il semble qu’en 2014 il y a moins (21%)de développeurs utilisant de service analytics que l’année dernière (38%)?

Cela s’explique probablement par l’arrivée importante de nouveaux développeurs qui ne connaissent pas forcément les outils disponibles mais aussi par l’abandon en effet de développeurs chevronnés. La raison pouvant être les récents mouvements d’Apple autour des question de UDID et des autres techniques d’identification des devices. On peut également ajouter que ce type d’outil apportent vraiment de la valeur quand ils sont bien paramétrés et en profondeur dans l’app ce que tous les développeurs ne font pas.

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9/ Vous avez catégorisé la communauté des développeurs en 8 segments, pouvez-vous expliquer pourquoi il est important de bien comprendre les motivations de chacun de ces segments?

Si vous êtes en compétition avec quelqu’un, ou bien que vous souhaitez créer quelque chose pour eux, il est bon de comprendre leurs motivations. Par exemple, les apps utilisateurs et certaines catégories de jeux sont très populaires auprès des développeurs occasionnels qui n’ont apriori pas vraiment d’objectifs de profits. Il n’est donc pas une très bonne idée de vouloir bâtir un business en se battant contre eux, qui pourront facilement proposer de la gratuité, même avec une qualité moindre. Autre exemple, les start-up travaillant aux développements d’outils à destination des développeurs ont besoin de comprendre comment bien marketer auprès des segments qui les intéressent.

10/ Quel serait votre conseil à un jeune développeurs désireux de se lancer dans l’aventure?

De continuer son travail de freelance pour payer ses factures et se lancer dans l’aventure sur son temps libre. Penser à son app comme un business potentitiel plutôt que juste comme une app. Faire bien attention à son choix de business model, certains sont plus à même de construire des business stable que d’autres. La solution des app payantes ou de monétisation par la publicité sont en général celles qui marchent le moins.

Pour télécharger l’étude complète, allez sur ce lien.

Mark Wilcox sur Twitter et VisionMobile

A propos de Vincent Tessier

Vincent Tessier
VP Demand Partnerships chez adsquare, Audience Management Platform pour mobile. Diplômé de l'ISC Paris et du MBA MCI de l'ILV. Co-fondateur des afterworks MobileDrinks.fr et co-organisateur des conférences AppDays 2015.

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