mercredi , 19 décembre 2018

Interview de Nicolas Clairembault, CEO de Smartappli

Quand on vous dit que la France n’a pas à rougir en termes de start-up digitale notamment dans le mobile. J’aimerai vous parler aujourd’hui de Nicolas Clairembault et de sa start-up Smartappli. Connue des initiés de l’app download car actif depuis 2012 avec une app de recommandations, Smartappli évolue aujourd’hui vers un métier de plateforme de media buying. Nicolas est par ailleurs intervenants à Audencia Nantes sur le sujet du mobile. Rencontre avec son co-fondateur et CEO pour qu’il nous partage sa vision du marché et d’en savoir plus sur la nouvelle orientation de sa start-up.

logo smartappli

1/ Peux-tu présenter ta start-up Smartappli?

SmartAppli est spécialisé dans le marketing et la publicité mobile.

Nous avons démarré il y a un peu plus de 3 ans sur le modèle de l’app discovery, avec notre app dédiée au grand public, dont la particularité est de proposer chaque jour une astuce pour mieux utiliser son smartphone. Nous avons fédéré une audience de 500 000 mobinautes et réalisé plus de 300 campagnes, pour des grandes marques et aussi des startups. Les évolutions récentes du marché et la demande croissante de nos clients nous ont amené à faire un pivot stratégique. Nous avons décidé de lancer notre propre plateforme. Notre positionnement est hybride entre agence et plateforme à la performance : nous sommes connectés à plus de 50 adnetworks partenaires, et cherchons à intégrer des éditeurs souhaitant monétiser leurs audiences.

2/ Comment a évolué le marché du download depuis 2 ans selon toi et quels sont les tendances?

Nous avons vu l’arrivée fulgurante de Facebook qui est en train de devenir sur le mobile ce que Google a su faire sur le web. Twitter est un peu en retard mais a mis un gros focus sur les offres d’acquisition dernièrement. Cependant, on voit qu’il y a finalement peu d’acteurs qui émergent à part ces mastodontes, et que de larges bassins d’audience ne sont pas encore bien adressés. De plus, tout l’écosystème des adnetworks, régies et autres acteurs reste très opaque pour les annonceurs, avec des business models qui ne correspondent pas toujours bien à leurs besoins (CPM…).

3/ Combien de download es-tu capable de générer par jour et par plateforme?

Nous travaillons beaucoup sur du non-incentivé, il est possible de générer 5 à 7000 DL quotidiens sur iOS et 8 à 10 000 DL sur Android. Cela dépend de la qualité de l’app et de la rémunération. Sur des modèles incentivés, comme par exemple des campagnes de rankings, les volumes sont largement supérieurs.

clients-smartappli-light
Clients de Smartappli

4/ Quelle est ton business model?

Nous avons plusieurs offres dont la philosophie est celle de la performance, c’est à dire une rémunération au Download ou à l’Installation principalement. Nous faisons également du lead (inscrits mobiles) et des campagnes de rankings. Pas de frais de setup ou d’abonnement pour notre plateforme, nous prenons en charge la gestion des campagnes, la relation éditeurs et nous prenons une commission sur les dépenses, de façon classique.

5/ Tu proposes également d’opérer le media buying pour tes clients, en mode agence. Quels sont les bonnes pratiques que tu pourrais partager sur le sujet?

Je pense que les annonceurs ont fortement gagné en maturité cette année et ont compris que tous les downloads ne se valent pas, il est important de regarder la lifetime value et la rentabilité de l’utilisateur derrière.

Voici quelques bonnes pratiques que nous essayons de partager :

  • philosophie de test&learn : ne pas avoir d’à priori et tester tous les leviers, avec de petits montants au début et raisonner de façon empirique.
  • trouver le bon équilibre entre innover et rester sur les solutions qui marchent : bcp d’acteurs se battent sur les formats innovants, c’est très bien, mais ne pas oublier qu’une bonne part du traffic vient encore des formats classiques (bannières…)
  • sortir de Facebook et Google : ces deux acteurs trustent une bonne part des investissements pubs mais ne pas se concentrer que sur eux, élargir ses sources de trafic.

6/ As-tu développé des outils propriétaires sur la partie media buying / trading desk? Si non, avec quels outils travailles-tu?

Pour le moment nous travaillons avec un des outils leaders sur le marché, pour assurer le tracking et les reporting. Ce qui permet de démarrer vite et d’être compatible avec tout le monde.

Notre avis est que ce marché a besoin de standards afin de gagner en maturité, donc nos réflexions tournent autour de la création de nos propres technos à terme bien sur, mais il faut qu’elles apportent une valeur ajoutée à l’écosystème.

7/ Enfin, quels sont vos projets pour 2015 et 2016?

Nous allons nous attacher en 2015 à assurer la montée en puissance de notre plateforme, avec davantage d’adnetworks, la négociation d’accords d’exclusivité sur une part de leurs inventaires et l’intégration d’éditeurs.

L’année prochaine nous prévoyons de nous lancer sur le RTB avec une approche à la performance, dans l’esprit de nos offres actuelles.

Suivre Nicolas sur Twitter.

En savoir plus sur Smartappli : plaquette PDF, contact : nicolas at smartappli.com

Si vous venez au prochain MobileDrinks, vous aurez probablement une chance de le croiser !

A propos de Vincent Tessier

Vincent Tessier
VP Demand Partnerships chez adsquare, Audience Management Platform pour mobile. Diplômé de l'ISC Paris et du MBA MCI de l'ILV. Co-fondateur des afterworks MobileDrinks.fr et co-organisateur des conférences AppDays 2015.

Check Also

interview-loopme

Interview Pete O’Mara-Kane, VP Sales de LoopMe

S’il y a bien 3 mots tendances en ce moment, c’est bien video / mobile …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *