Interview de Philipp Simon, MD du DSP LiquidM

Il y a plus de 200 DSP mobile sur le marché…comment s’y retrouver? Qui propose un produit robuste et performant? Après l’interview de Bidstalk il y a quelques mois, depuis racheté par Applift, je vous propose de découvrir LiquidM. Vous les connaissez peut être déjà, car bien présent en France. LiquidM est issu de l’adnetwork allemand Madvertise qui a depuis été revendu à Mobile Network Group. La start-up crée en 2013 propose désormais une prestation technologique, en mode licence, entièrement adaptée aux spécificités de l’environnement mobile. Je vous propose de découvrir leur vision et leur produit avec cette interview de Philipp Simon, son Managing Director.

logo LiquidM

philipp simin liquidM-light1/ Peux-tu nous présenter LiquidM?                            

Nous sommes une société de software et de technologie dont l’objectif est de proposer le meilleur DSP au marché publicitaire mobile en pleine explosion. Nous mettons tous nos efforts pour construire une plateforme disruptive, en marque-blanche, en mode SaaS, crée spécifiquement pour le mobile. Notre technologie avancée permet aux acheteurs médias d’opérer des campagne en se concentrant sur leur objectif de branding et de performance, et de combiner pour eux tout ce qui leur est nécessaire : media, data et technologie. LiquidM permet aussi d’accéder à une offre d’inventaire RTB importante. Notre valeur ajoutée vient notamment du fait que nous proposons une suite complète de solution aux annonceurs et aux trading desks, incluant un bidder (DSP), a outil de décision, un outil d’analytics avancée, des capacités de reporting et une option de marque blanche, tout ceci au sein d’une interface utilisateur user-friendly et ergonomique. LiquidM a son siège à Berlin, en Allemagne.

2/ Quel est votre singularité et quel problème résolvez vous?

Notre facteur différenciant est de proposer une solution qui peut être facilement utilisé en self-service tout en offrant de la transparence et la capacité d’opérer tout type de campagne, branding et performance. Pour nous à LiquidM, il est important de combiner la puissance d’un outil (notre outil de reporting ou bien notre solution de ciblage hyperlocal par exemple) avec une interface facile à utiliser (comme notre outil Mass Ad Creation ou bien l’Audience targeting).

3/ Est-ce que vous proposez une plateforme ouverte? en termes de données, d’API, un reporting au niveau bid level…?

Absolument. Nous offrons tout metriques pertinentes pour nos clients ou leurs représentants, du win rate à l’eCPX, du niveau de bid requests au volume d’impressions gagnées. Toutes ces données peuvent être tirées au niveau site / app, ou tout autre dimension ciblables comme le pays, l’opérateur, l’OS, le device…Nous voulons donner à nos clients le plus de transparence possible sur ce qu’il se passe au sein de notre plateforme, et d’où viennent les bonnes ou les mauvais performances afin de pouvoir les optimiser. Toutes ces données peuvent être tirées de notre interface ou bien de notre API de reporting. Nous proposons également une API qui permet à nos clients ou bien à l’outil d’attribution de leur choix de faire remonter un événement comme une conversion au sein de notre plateforme. Une 3ème API permet à nos clients et à l’outil de ciblage de leur choix comme tvty, wywy ou bien tvib de pouvoir activer ou pauser une campagne et une créa. Par ailleurs, nous avons bati une infrastructure afin de pouvoir pllugger des fournisseurs de third party data. Nous sommes d’ors et déjà intégré avec adsquare et en voyons les premiers résultats ici en Europe. Afin d’aller plus loin et proposer de la diversité, nous allons ajouter d’autres intégration de DMP dans les semaines qui viennent.

liquidM dashboard

4/ Comment vois-tu la compétition des DSP venant du monde du desktop?

Tout d’abord, ils sont enfin sur le mobile! Je suppose qu’ils ont mis du temps pour réaliser l’opportunité que représente le mobile, mais aussi à quel point il était difficile de proposer du mobile quand on vient du web desktop. Ce n’est pas qu’un copier coller. Aucun doute qu’ils vont vouloir pénétrer le marché de manière agressive. Pour autant, je n’ai aucune raison de craindre leur concurrence si je regarde les solutions proposées actuellement. Nous avons plus de 3 ans d’expériences en ce qui concerne les algorithmes par exemple…donc nous sommes conscients de nos forces mais regardons également avec attention les leurs afin d’apprendre. Peut être que nous prendrons la route en sens inverse et investirons le desktop, au moins cela devrait se révéler plus facile technologiquement parlant.

5/ Est-ce que tu constates que les acheteurs RTB mobile sont plus évolués et sophistiqués qu’il y a un an?

Oui tout à fait. Le marché a besoin de temps pour apprendre toutes les subtilités du mobile. C’est bien plus complexe que le desktop et il y a eu pas mal de frustrations concernant les résultats des campagnes mobile quand les marques ont testé le média. A mon sens principalement dû à une mauvaise gestion des attentes, ce qui provoque une déception encore plus grande sur le mobile selon moi. Désormais le marché est plus transparent, les acteurs de l’éco-système ont retenu la leçon et sont plutôt dans un état d’esprit de test en continue. Je pense qu’il y a toujours des possibilités d’améliorations au sens large mais il y a sur le marché de plus en plus de media buyer très expérimentés qui font de belles campagnes. On se concentre vraiment sur le self-service étant donné que nous faisons confiance en la curiosité naturelle des individus et à l’auto-apprentissage. Ils connaissent leurs clients et leurs attentes mieux que quiconque.

6/ Quels sont les principaux challenges que tu rencontres au jour le jour, autant au niveau business que techno?

Au niveau business, c’est le fait de convaincre nos interlocuteurs et les trading desks en place de la puissance du mobile et du besoin d’investir dans le savoir-faire et les budgets de tests. Au niveau de la technologie, c’est clairement l’optimisation CPX d’une part et d’autres part comment atteindre les objectifs de performance de nos clients. Cela fonctionne plutôt bien sur la plupart des campagnes mais nous sommes très intéressé pour travailler sur des logiques semi ou full automatisées.

7/ Vous venez de lancer une nouvelle fonctionnalité dite hyperlocal, à quel point la géolocalisation va devenir importante?

Tout d’abord, nous avions une fonctionnalité hyperlocal depuis le début, mais nous savions qu’en sortant cette mise à jour, nous aurions quelque chose de très avancées et unique sur le marché. Nos clients peuvent désormais uploader un fichier d’adresse et de longitudes / latitudes et notre outil en sort une « heat map » où ils peuvent visualiser leur reporting par localisation (Imps, CPM, CPC…). Pour revenir à ta question, si tu questionnes les avantages du mobile versus le online, 90% des gens vont répondre que c’est un device qui est mobile et donc qu’il a accès à des données de géolocalisation. C’est déjà très important et ça va le devenir de plus en plus. Nous avons à l’heure actuelle déjà de nombreuses campagnes qui sont sur ce modèle de ciblage hyperlocal, et c’est à n’en pas douter une opportunité importante pour tous nos clients. Toutefois, la limite réside souvent dans la donnée GPS.

liquidM-Hyperlocal

8/ Quels différences constates tu entre les marché Français, Anglais et Allemands, en termes de maturité d’acheteurs, d’inventaire, de CPM…?

LiquidM opère sur ces 3 marchés, toutefois notre expérience la plus importante est en France. L’Angleterre est par nature très avancée pour des raisons culturelles et de forte connections avec les US. Toutefois et malgré une maturité forte du marché, la concurrence y est très forte étant donné que les entreprises US ouvrent très rapidement un bureau à Londres pour pénétrer l’Europe. L’Allemagne quant à elle est un marché en général plus lent à adopter les nouvelles technologies et tendances publicitaire. Le pays a une forte culture traditionnelle avec des régies premium et interne bien en place et les acteurs ont en général un état d’esprit plutôt conservateur. Toutefois, le marché allemand est fort et le programmatique va bien sur également décoller. Cette année 2015 est déjà bien meilleure que l’année dernière, ce qui est prometteur. La France est un marché très intéressant et qui rempli tous les critères d’un marché programmatique fort. La demande à accès à un inventaire de grande qualité (notamment grâce à LAPLACEMEDIA). Vous bénéficiez également de trading desks indépendant qui font beaucoup de pédagogie, une forte culture de start-up et une forte expérience du online. Je suis très confiant sur l’évolution du marché français.

9/Quels sont vos plans pour 2016?

Nos plans sont les mêmes que pour cette année : écouter nos clients et développer des outils qui leur sont destinés. Le marché mobile va devenir très important en Europe et nous serons en première position. Je suis aussi très intéressé par les autres marchés qui vont également rapidement adopter le programmatique.

Pour en savoir plus sur LiquidM, rendez-vous sur leur site.

 

 

A propos de Vincent Tessier

Vincent Tessier
VP Demand Partnerships chez adsquare, Audience Management Platform pour mobile. Diplômé de l'ISC Paris et du MBA MCI de l'ILV. Co-fondateur des afterworks MobileDrinks.fr et co-organisateur des conférences AppDays 2015.

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